La solidarité dans l’entreprise

Solidarité et Performance , les inséparables !

Quel rapport entre La Solidarité chez les plantes, les animaux, les humains, livre écrit par Jean-Marie Pelt, avec la collaboration de Franck Steffan ….et la performance de l’entreprise ? Elémentaire mon cher Watson !

La solidarité, clé de vie de l’écosystème

Dans ce livre, l’auteur explique qu’une « interprétation fort discutable, de l’œuvre de Darwin a imposé la compétition et la lutte comme les moteurs de la vie, aussi bien dans la nature que dans la société ». Or il apparaît que tout a commencé par la coopération et la solidarité entre les espèces pour que la vie sur terre se développe. Même si « le niveau de compétition est on ne peut plus variable dans la nature, comme il l’est dans la société », c’est la solidarité qui assure la vie des écosystèmes.

Au-delà de la dimension passionnante des systèmes de symbioses qui illustrent cette affirmation, l’auteur développe son propos vers les sociétés humaines, en expliquant comment le libéralisme s’est imposé selon la théorie de Darwin déformée, combien la traversée de la crise écologique et sociétale est conditionnée par notre capacité à modifier nos comportements.

« Dans la lutte pour la vie, la meilleure des armes consiste dans la solidarité et l’association ».

«  Les notions de profit et de lutte économique devront donc faire place à des concepts tels que réciprocité, mutualisme, réconciliation ».

Je partage tellement ce point de vue que j’ai envie de vous inviter à y réfléchir aussi…

Et si nous développions davantage cette solidarité au sein de l’entreprise, entre les équipes, vivre l’interdépendance comme une source de richesse plutôt que se livrer à des compétitions voire des luttes internes ?

On ne réussit rien de grand tout seul. Nous avons besoin les uns des autres, plus encore aujourd’hui ! Voila pour quoi, de mon point de vue, solidarité rime avec coopération et performance.

Avant d’aborder ce comment il convient de poser que si la collaboration augmente la performance, elle n’est pas toujours la panacée car souvent les bénéfices en sont surestimés et les coûts sous-estimés notamment en temps et consommation de ressources.

Les clés de la coopération en entreprise

Pour être efficiente et efficace, la coopération nécessite quelques règles de fonctionnement comme l’explique dans son ouvrage Morten Hansen, « Collaboration: How leaders avoid the traps, create unity, and reap big results ». Il parle de « collaboration disciplinée ».

Un préalable. Répondre aux questions suivantes : « Faut-il collaborer sur ce projet ? Quels en sont les pour et les contre…sur les différents plans ( humains, techniques, financiers, …)?» Une collaboration inefficace est souvent plus coûteuse que l’absence de collaboration!

Puis, pour donner tous ses fruits la coopération suppose d’avoir :
– Un but fédérateur
– Un objectif précis et clair,
– Des processus bien maîtrisés
– Un bon diagnostic des obstacles à la collaboration pour élaborer les solutions sur mesure. Il identifie quatre obstacles principaux à la collaboration : le manque de demande, le manque d’offre de collaboration, la difficulté à identifier le bon interlocuteur et la difficulté à transférer les savoirs, les bonnes pratiques.
– Une culture d’entreprise qui favorise la promotion de personnes en T, c’est-à-dire bon dans leur métier Et avec un état d’esprit ouvert à la coopération et qui favorise également la diversité.
La solidarité et la collaboration, ça ne se décrètent pas, ça s’apprend !

« Un ornithologue américain du début du XIXème siècle, MacMillan, fit œuvre de visionnaire lorsqu’il écrivit vouloir protéger les condors sur lesquels les cowboys tiraient comme sur tout ce qui bouge : « il faut sauver les condors non pas seulement parce que nous avons besoin des condors, mais parce que nous avons besoin de développer les qualités humaines nécessaires pour les sauver ; car ce sont ces qualités-là dont nous aurons besoin pour nous sauver nous-mêmes ». J.M Pelt

Le coaching d’organisation permet d’identifier plus précisément les différents obstacles qui s’opposeraient à une collaboration efficace et les moyens pour les lever. Le team building constitue un temps qui favorise la connaissance et la compréhension mutuelle. Cela permet de cultiver des échanges informels dans un contexte professionnel différent pour mieux se connaître, se de rencontrer autrement.

Le coaching individuel, la formation à l’intelligence relationnelle peuvent permettre aux équipes de développer les soft skills nécessaires à la coopération. Un travail de développement personnel pour prendre conscience de ses aprioris, ses jugements sur telle équipe ou telle entité, ses projections, apprendre à développer une posture d’ouverture, assertive.
Autant de leviers pour allier intelligence collective et performance.

…I have a dream ? Non, j’ai expérimenté la coopération, la co-construction innovante dans l’entreprise, pendant de nombreuses années dans un environnement de conflit et de compétition interne. Cela a si bien fonctionné que le dirigeant qui a pris la succession a déclaré en substance, à son arrivée, qu’il n’y avait dans les résultats qualité, sécurité, production aucun signe visible extérieur d’une restructuration lourde et longue. Alors ! Qu’en pensez-vous?

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